Marc-Antoine ARIES
« Je n’ai jamais vécu l’écriture comme une vocation. Simplement, je raconte des histoires. »
Marc-Antoine ARIES ne se présente pas comme un auteur habité depuis toujours par une vocation impérieuse. Il aime avant tout inventer des histoires, imaginer ce qui n’existe pas et observer les conséquences que pourrait entraîner un changement dans l’ordre du monde.
C’est ainsi qu’est né Blanc Ébène. L’idée ne lui est pas apparue au cours d’une nuit visitée par les muses, mais sur un tapis de course, alors qu’il cherchait simplement un moyen de tromper l’ennui. Une première réflexion sur la coexistence entre Homo sapiens et l’homme de Néandertal l’a progressivement conduit vers une dystopie interrogeant la domination, l’oppression et la manière dont une société peut finir par considérer certains êtres comme inférieurs.
Écrit plusieurs années auparavant, le manuscrit est ensuite resté près de quinze ans dans un tiroir. Il aura fallu quelques rencontres, des lectures encourageantes et le regard de plusieurs personnes pour que Marc-Antoine ARIES accepte de le sortir de l’ombre et lui offre une nouvelle existence.
Dans cette interview, il revient avec humour sur la naissance singulière de Blanc Ébène, sur les passages qui l’ont parfois lui-même ébranlé, sur son rapport à la solitude et à la musique, ainsi que sur le parcours inattendu qui a finalement conduit son roman jusqu’aux Éditions Orialis.
Imaginer ce qui n’existe pas
Si vous deviez définir l’auteur que vous êtes, comment vous présenteriez-vous aujourd’hui ?
Je me présenterais simplement comme quelqu’un qui aime raconter des histoires.
J’aime imaginer des choses qui n’existent pas, modifier un élément de notre réalité et réfléchir aux conséquences que ce changement pourrait entraîner. Une situation, une idée ou une possibilité peuvent alors devenir le point de départ d’un autre monde.
Je ne cherche pas nécessairement à appartenir à une catégorie particulière. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de suivre une idée suffisamment loin pour découvrir l’histoire qu’elle peut contenir.
Pourquoi écrivez-vous ?
Vaste question !
J’ai toujours aimé inventer des histoires et leur donner vie. L’écriture me permet de développer ces idées, de construire leur univers et d’observer jusqu’où elles peuvent me conduire.
Je n’écris pas parce que je me sens investi d’une mission particulière. J’écris parce que certaines histoires finissent par occuper suffisamment de place dans mon esprit pour que j’aie envie de les raconter.
Toutes vos idées deviennent-elles des histoires ?
Non, très loin de là ! J’ai beaucoup d’idées que je ne pousse pas davantage parce que je ne les trouve pas suffisamment intéressantes.
Certaines disparaissent presque immédiatement. D’autres restent présentes pendant plusieurs jours. Je continue alors d’y penser, je les développe, j’en imagine les conséquences et elles commencent progressivement à prendre forme.
Lorsqu’une idée résiste au temps et continue de m’accompagner, c’est généralement qu’elle mérite que j’essaie de lui donner vie.
Avez-vous toujours considéré l’écriture comme une vocation ?
Non, jamais. J’ai toujours aimé écrire, mais je n’ai jamais ressenti le besoin de parler de vocation.
Le mot me paraît presque trop solennel pour décrire mon rapport à l’écriture. Je ne me suis pas un jour déclaré que je deviendrais auteur et que toute mon existence serait organisée autour de cela.
Simplement, j’imagine des histoires et, lorsque l’une d’elles s’impose suffisamment à moi, je l’écris.
Une dystopie née sur un tapis de course
Comment l’idée de Blanc Ébène vous est-elle venue ?
Je pourrais vous raconter une très belle histoire dans laquelle je me serais endormi un soir avant de recevoir la visite des muses, chevauchant un rayon de lune venu caresser ma joue en filtrant à travers mes volets… Mais ce n’est absolument pas ce qui s’est passé !
L’idée de Blanc Ébène est née pendant que je faisais du sport. Pour être précis, j’étais sur un tapis de course et je m’ennuyais. Je me suis donc réfugié dans mes pensées pour trouver le temps moins long.
C’est dans ce contexte beaucoup moins poétique que j’ai commencé à imaginer une autre histoire du monde.
Quelle était votre idée de départ ?
Je me suis demandé ce que serait devenue notre société si l’être humain n’avait pas été la seule espèce humaine à vivre sur Terre.
Je ne pensais pas à une forme de vie extraterrestre, mais à la coexistence entre Homo sapiens, c’est-à-dire nous, et l’homme de Néandertal.
J’ai alors imaginé Néandertal en situation de minorité, dominé par Homo sapiens et considéré comme un sous-homme. Sa force physique aurait pu être exploitée et il aurait même pu devenir le sujet d’expériences médicales.
Cette idée permettait déjà d’interroger la domination, la déshumanisation et la manière dont une société peut justifier le traitement qu’elle réserve à ceux qu’elle considère comme différents.
Pourquoi avez-vous finalement abandonné cette coexistence entre Sapiens et Néandertal ?
Faire survivre Néandertal jusqu’à notre époque aurait demandé de repenser plusieurs milliers d’années d’évolution parallèle.
Il aurait fallu imaginer les conséquences de cette coexistence sur l’histoire, les civilisations, les religions, les conflits, les progrès scientifiques et l’organisation entière de nos sociétés. C’était passionnant, mais cela m’aurait entraîné dans un travail considérable que je n’avais pas envie d’entreprendre.
J’ai donc conservé le cœur de ma réflexion — la domination d’un groupe sur un autre — tout en cherchant une autre manière de la faire vivre.
Comment cette première réflexion est-elle devenue Blanc Ébène ?
J’ai transposé cette situation en imaginant un peuple ayant déjà connu l’oppression et dont on pourrait craindre qu’il la subisse de nouveau.
À partir de là, l’univers du roman a commencé à se construire. Je pouvais aborder les rapports de force, les préjugés et les mécanismes qui conduisent une société à accepter progressivement ce qui aurait autrefois pu lui paraître impensable.
C’est ainsi que Blanc Ébène a véritablement commencé à prendre forme.
Un personnage, un lieu ou un événement particulier a-t-il servi de point de départ au roman ?
Non, pas du tout. Blanc Ébène a été écrit il y a plusieurs années et ne trouve pas son origine dans un personnage, un lieu ou un événement précis.
L’histoire s’est construite progressivement, à mesure que j’y pensais et que j’y revenais. Son univers s’est développé peu à peu, jusqu’à devenir suffisamment présent pour que j’aie envie de l’écrire.
Écrire ce qui dérange
Avez-vous rencontré des difficultés particulières pendant l’écriture ?
La principale difficulté n’a pas été de construire l’histoire, mais d’écrire certains passages.
Il m’est arrivé d’aller suffisamment loin dans une scène ou dans les propos d’un personnage pour éprouver moi-même le besoin de m’arrêter. Je devais alors faire une pause, prendre un peu de distance et laisser retomber ce que je venais d’écrire avant de pouvoir poursuivre.
Certains passages ont-ils réussi à vous choquer vous-même ?
Oui. Il m’est arrivé de relire certains propos en me demandant comment j’avais pu les écrire.
Ils étaient volontairement difficiles et parfois très éloignés de ce que je pense personnellement. Mais, lorsqu’on construit un monde comme celui de Blanc Ébène, il faut accepter de laisser certains personnages exprimer des idées ou adopter des comportements profondément dérangeants.
Écrire quelque chose ne signifie pas l’approuver. Il s’agit parfois, au contraire, de montrer jusqu’où peuvent conduire certains raisonnements.
Avez-vous envisagé de supprimer ces passages ?
Je savais qu’ils étaient indispensables au roman. Les supprimer ou trop les atténuer aurait affaibli le sens que je souhaitais donner à l’histoire.
Il fallait que le lecteur puisse mesurer la violence de cette société et comprendre les mécanismes qui la rendent possible. Si tout était seulement suggéré ou rendu plus confortable, le propos du roman aurait perdu une partie de sa force.
Comment trouvez-vous la bonne distance face à une matière aussi sombre ?
Je ne suis pas certain qu’il existe toujours une bonne distance. Certains passages doivent provoquer une réaction, y compris chez celui qui les écrit.
Lorsque je sentais que j’étais allé dans une direction particulièrement difficile, je m’accordais simplement le temps nécessaire avant d’y revenir. Cette pause me permettait de vérifier que le passage n’était pas là uniquement pour choquer, mais qu’il servait réellement l’histoire et la réflexion portée par le roman.
La solitude comme territoire d’écriture
Avez-vous un rituel, un lieu ou un moment privilégié pour écrire ?
Je ne sais pas s’il faut véritablement parler de rituel, mais il existe des moments durant lesquels j’aime davantage écrire.
Je travaille souvent le matin ou le soir, lorsque l’atmosphère est plus calme et que je peux plus facilement m’extraire de ce qui m’entoure. J’ai également une playlist particulière qui m’aide à me mettre en condition et à entrer dans l’univers de mon histoire.
La musique occupe-t-elle une place importante dans votre processus d’écriture ?
Oui, certaines musiques m’aident à retrouver une ambiance ou une émotion particulière.
Je pense notamment à Solitude, de Raymond Lefèvre, ou encore à la bande originale du film Je suis une légende. Ces morceaux créent une atmosphère d’isolement qui correspond profondément à ce que je recherche lorsque j’écris.
La musique ne me donne pas nécessairement une histoire, mais elle m’aide à rejoindre mentalement l’endroit dans lequel cette histoire peut prendre forme.
Pourquoi la solitude vous inspire-t-elle autant ?
J’entretiens un rapport assez particulier avec la solitude, l’isolement et l’abandon.
Tout ce qui peut me donner l’impression d’être coupé du monde ou d’être le dernier à évoluer dans un espace déserté stimule fortement mon imagination. Cette sensation me permet de regarder autrement les lieux, les personnages et les situations que je suis en train de construire.
C’est souvent lorsque j’ai le sentiment d’être seul au monde que mon univers intérieur devient le plus présent.
Cette recherche d’isolement se retrouve-t-elle dans Blanc Ébène ?
Elle nourrit nécessairement l’atmosphère du roman, même si je ne cherche pas à la reproduire consciemment dans chaque scène.
Le sentiment d’isolement permet d’explorer la vulnérabilité, la peur et la manière dont un individu réagit lorsqu’il ne peut plus s’appuyer sur ses repères habituels. Ce sont des émotions particulièrement fortes dans un univers où l’équilibre de la société elle-même est remis en question.
Une rédaction comme premier déclic
Quelle a été votre première expérience avec l’écriture ?
Comme beaucoup de personnes, ma première véritable expérience avec l’écriture remonte au milieu scolaire.
À cette époque, j’écrivais parce qu’on me le demandait, sans chercher à savoir si j’en avais réellement les capacités et sans essayer de produire quelque chose de particulièrement recherché. Je ne considérais pas encore l’écriture comme une activité que je pourrais pratiquer pour moi-même.
Vous souvenez-vous du texte qui a changé votre regard sur l’écriture ?
Oui. Une enseignante nous avait demandé de réécrire un passage d’une œuvre célèbre en le transformant en article de presse people.
J’avais choisi Roméo et Juliette. J’avais imaginé leur rencontre au cours d’un événement mondain, racontée par un journaliste spécialisé dans les scandales et les indiscrétions.
Je me suis beaucoup amusé à écrire ce texte. Pour la première fois, je ne réalisais pas seulement un exercice scolaire : je jouais véritablement avec une histoire, un ton et un point de vue.
Quelle a été la réaction de votre enseignante ?
J’ai obtenu une excellente note, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué.
Mon enseignante m’a surtout dit que j’avais des qualités pour écrire et que je pourrais devenir auteur ou journaliste. Personne ne m’avait jamais parlé de cette possibilité auparavant et je n’y avais moi-même absolument jamais pensé.
Ses paroles ont donné une autre valeur à quelque chose que j’avais fait presque instinctivement.
Peut-on considérer cet encouragement comme le véritable point de départ de votre parcours ?
Oui, je crois que ce moment a constitué un véritable point de départ.
Il n’a pas immédiatement provoqué une décision ou fait naître en moi le sentiment d’une vocation. En revanche, il m’a permis de comprendre que mon imagination et ma manière de raconter pouvaient présenter un intérêt pour quelqu’un d’autre.
Parfois, quelques mots prononcés au bon moment suffisent à ouvrir une possibilité que l’on n’avait encore jamais envisagée.
Un manuscrit oublié pendant quinze ans
Qu’est devenu Blanc Ébène après son écriture ?
Une fois terminé, le roman est resté dans un tiroir pendant des années. Je ne cherchais pas particulièrement à le faire lire et je n’ai rien entrepris pour essayer de le publier.
Je le considérais comme un texte que j’avais écrit, sans plus. Il existait, mais je ne pensais pas nécessairement qu’il pouvait intéresser quelqu’un d’autre ou connaître un jour une véritable existence en dehors de mes fichiers.
Pourquoi l’avez-vous laissé de côté aussi longtemps ?
Je n’avais probablement pas suffisamment confiance dans le texte pour imaginer ce qu’il pourrait devenir.
Comme je n’ai jamais considéré l’écriture comme une vocation, je ne ressentais pas non plus l’obligation d’en faire quelque chose. J’avais écrit cette histoire parce que j’avais eu envie de la raconter, puis j’étais simplement passé à autre chose.
Les années ont ainsi passé sans que je revienne véritablement vers elle.
Qu’est-ce qui vous a finalement conduit à ressortir le manuscrit ?
Près de quinze ans plus tard, j’ai rencontré une personne qui effectuait des corrections pour des auteurs.
Au cours d’une conversation, j’ai mentionné que j’avais moi aussi écrit un livre, tout en le présentant comme un texte sans grande importance dont je n’avais jamais essayé de faire quoi que ce soit. Elle a souhaité le lire.
Je lui ai donc confié le manuscrit, sans savoir que cette lecture allait complètement changer la manière dont je le regardais.
Comment avez-vous réagi à son enthousiasme ?
Elle a aimé le roman. Je l’ai ensuite fait lire à une amie, qui l’a aimé également, puis à une autre personne…
Ces réactions successives m’ont permis de comprendre que l’histoire pouvait réellement toucher des lecteurs. Jusqu’alors, je n’avais que mon propre regard sur le texte, avec tout ce qu’il pouvait comporter de doutes et de distance.
Le fait que plusieurs personnes aient eu envie de poursuivre leur lecture et se soient intéressées à cet univers m’a progressivement donné confiance. Blanc Ébène n’était peut-être finalement pas destiné à rester éternellement dans un tiroir.
Du tiroir aux Éditions Orialis
Quelles ont été vos premières démarches pour faire publier le roman ?
J’ai commencé par envoyer Blanc Ébène à plusieurs grandes maisons d’édition.
Je pensais naturellement que le parcours d’un manuscrit passait par ces envois et qu’il fallait simplement attendre qu’un éditeur accepte de lui donner sa chance. Mais mes démarches n’ont pas abouti.
J’ai alors décidé de ne pas insister davantage et de chercher une autre manière de faire exister le roman.
Pourquoi avez-vous choisi l’autoédition ?
L’autoédition me permettait de rendre le livre accessible sans continuer à attendre une réponse qui ne viendrait peut-être jamais.
Le roman a ainsi obtenu plusieurs chroniques encourageantes de la part de lectrices présentes sur les réseaux sociaux. Leurs retours confirmaient que l’histoire pouvait trouver son public et susciter de véritables réactions.
Cette expérience m’a permis de faire vivre une première fois Blanc Ébène, mais elle m’a également confronté à une réalité que je connaissais beaucoup moins : publier un livre ne suffit pas pour qu’il rencontre ses lecteurs.
Quel aspect de l’autoédition vous a semblé le plus difficile ?
Je ne suis pas commercial et j’avais beaucoup de mal à assurer moi-même toute la promotion du roman.
Il fallait constamment en parler, le présenter, animer les réseaux et trouver de nouvelles manières de le rendre visible. Ce sont des compétences très différentes de l’écriture et je ne me sentais pas particulièrement à l’aise dans cet exercice.
Malgré les bonnes chroniques, je ne parvenais donc pas à faire véritablement décoller les ventes ni à donner au livre la vie que j’aurais souhaitée.
Comment avez-vous découvert les Éditions Orialis ?
Je ne cherchais plus réellement d’éditeur lorsque je suis tombé sur une publication des Éditions Orialis.
Je me suis intéressé à la maison, à son fonctionnement et à la manière dont elle présentait ses projets. Le principe m’a plu et j’ai décidé d’envoyer mon manuscrit.
Cette fois, Blanc Ébène a été retenu. Après toutes ces années passées dans un tiroir, les premières lectures encourageantes et l’expérience de l’autoédition, le roman trouvait enfin sa place au sein d’une maison d’édition.
Un monde que personne ne voudrait habiter
Est-il difficile de parler de Blanc Ébène sans trop en dévoiler ?
Oui, parce que le roman n’est pas encore paru et que certains éléments doivent conserver toute leur force au moment de la lecture.
Je pourrais expliquer plus précisément ce qui s’y déroule, mais je risquerais de révéler des aspects importants de l’intrigue ou de l’évolution de cet univers. Je préfère donc laisser les lecteurs le découvrir progressivement et se faire leur propre opinion.
Ce que je peux dire, c’est que Blanc Ébène présente un monde dans lequel je n’aimerais vraiment pas avoir à vivre.
Qu’aimeriez-vous que les lecteurs ressentent en refermant le roman ?
J’espère tout d’abord qu’ils auront aimé l’histoire et qu’ils se seront laissés emporter par son univers.
J’aimerais surtout que le roman continue de les accompagner après la dernière page. Qu’ils repensent à certaines situations, à certains choix et aux mécanismes qui ont permis à cette société de devenir ce qu’elle est.
Un livre qui reste présent dans l’esprit du lecteur après avoir été refermé a déjà accompli quelque chose d’important.
Quelle réaction représenterait votre plus belle récompense ?
J’aimerais que les lecteurs se disent : « Je ne voudrais jamais avoir à vivre dans un monde comme celui-là. »
Cette réaction signifierait qu’ils ont perçu ce que le roman cherche à montrer et qu’ils ont mesuré les conséquences des dérives qui traversent cette société.
Si Blanc Ébène peut à la fois raconter une histoire, provoquer une émotion et faire naître une réflexion, alors j’aurai atteint ce que j’espérais.
Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs qui ne connaissent pas encore votre univers ?
Je les inviterais simplement à entrer dans Blanc Ébène sans chercher à en savoir trop avant de commencer.
Ils y découvriront un monde différent du nôtre, mais peut-être pas suffisamment éloigné pour nous empêcher de nous interroger sur certaines de nos certitudes.
J’espère qu’ils auront envie de suivre cette histoire jusqu’au bout et que, une fois le livre refermé, ils s’en souviendront encore.

